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Photographe professionnel avec appareil photo reflex sur trépied en train de prendre des photos de l'intérieur moderne d'un appartement Airbnb pour une annonce

Photos Airbnb & Booking : Les Secrets des Pros pour Doubler vos Réservations et Sortir du Lot en 2025

par Samuel Clénet | Conciergerie & Location courte durée

Dans l'écosystème numérique de 2026, une image vaut mille mots... et potentiellement des milliers d'euros de revenus locatifs. La qualité visuelle de vos annonces sur Airbnb et Booking n'est plus une option, c'est le facteur déterminant du CTR (Taux de Clic) et de votre taux de conversion.

Si votre logement est sublime mais vos photos sont sombres, floues ou sans âme, vous perdez 50% de votre potentiel de réservation avant même que le voyageur n'ait lu la première ligne de votre description. Nous allons vous révéler les secrets des professionnels pour transformer de simples clichés en levier de rentabilité et sortir du lot sur le marché angevin.

Sommaire

La Psychologie Visuelle : Capturer l'Œil avant le Clic

Le processus de décision d'un voyageur est binaire : il balaye les photos, ressent une émotion, et clique. S'il hésite, il passe au logement suivant. Sur une place de marché saturée comme Angers, vous n'avez que quelques fractions de seconde pour convaincre.

L'Impact Direct sur le Taux de Clic (CTR)

Les études internes d'Airbnb montrent que les annonces avec des photos de haute qualité reçoivent jusqu'à 2,5 fois plus de clics que celles avec des photos amateur. La première photo (la couverture) agit comme une vitrine. Si elle est sombre ou mal cadrée, l'utilisateur scrollera instantanément vers le logement concurrent.

Créer la Confiance par l'Image

Une photo nette, lumineuse et bien exposée inspire la confiance. Elle sous-entend : "Ce propriétaire s'occupe bien de son bien". À l'inverse, une photo floue ou mal cadrée suggère un manque de sérieux, ce qui peut effrayer des voyageurs potentiellement très intéressés par votre aménagement intérieur.

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La Révolution "Mobile First".
80% des utilisateurs consultent Airbnb sur leur smartphone. Vos photos doivent être impactantes même sur un écran de 6 pouces. Pas de détails perdus, que de l'impact !

Maîtrise Technique : Lumière et Composition "Pro"

On ne fait pas de bonne photo avec un mauvais équipement, mais surtout sans technique. La lumière est la directrice artistique de votre annonce.

La Lumière : Votre Meilleure Alliée

La lumière naturelle est reine. Photographiez en milieu de matinée ou fin d'après-midi ("Golden Hour") pour obtenir une douceur et une profondeur incomparables.

  • Toujours ouvrir : Ouvrez rideaux et volets à fond. La lumière doit inonder la pièce.
  • Flash interdit : N'utilisez jamais le flash intégré du téléphone ou de l'appareil. Il écrase les volumes et crée des ombres dures.
  • Éclairer tout : Allumez toutes les lumières d'appoint pour réduire les contrastes.

Composition : Les Règles de l'Immobilier

Une photo doit guider l'œil du visiteur.

  • Point de vue : Prenez les photos debout, à environ 1m50 de hauteur (hauteur des yeux) pour une perspective naturelle. Évitez les contre-plongées exagérées.
  • Grand angle : Utilisez le mode "large angle" de votre smartphone ou un objectif 16-24mm pour montrer l'espace dans sa globalité.
  • Lignes droites : Gardez les lignes verticales (coins des murs, portes) bien droites pour éviter l'effet "tombant" qui donne une impression de déformation.
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L'Exigence d'Angers en 2026.
Avec 10 nouvelles annonces par jour à Angers, une photo moyenne ne suffit plus. Il faut du "Wow" immédiat pour figurer dans les premiers résultats de recherche (Top Rank).

Storytelling Visuel : Vendre un Mode de Vie, pas un Lit

Les voyageurs ne réservent pas un lit, ils réservent une expérience. Vos photos doivent raconter une histoire : celle du voyageur idéal qui séjourne chez vous.

Mise en Scène (Home Staging)

Ne montrez pas une chambre vide, montrez un "vécu".

  • Ajoutez des détails : Un livre ouvert sur une table basse, une tasse de café fumante, un plaid drapé sur le canapé.
  • La table dressée : Si vous avez un coin repas, dressez la table avec des couverts et des verres. Cela évoque immédiatement le dîner entre amis.
  • Les serviettes : De jolies serviettes roulées sur le lit ou sur la banquette apportent une touche hôtelière rassurante.

Détails et Zooms

Prenez des photos de "texture" : la trame du coussin, la vue depuis la fenêtre, un objet de déco design. Ces détails prouvent que le logement est soigné et riche de sens.

Spécificités des Plateformes : Airbnb vs Booking

Chaque plateforme a son "algorithme visuel". Il faut adapter la présentation.

  • Airbnb : Met l'accent sur l'expérience, l'intimité et le style de vie ("Living there"). La photo de couverture doit être émotionnelle. L'ordre des photos est crucial : commencez par l'espace de vie.
  • Booking.com : Cherche la clarté, la fonctionnalité et la quantité. L'importance est mise sur les équipements (douche, kitchenette, parking). Les photos doivent être nettes et informatives.

Investissement et ROI de la Photographie Pro

Faut-il engager un photographe professionnel ? La réponse est presque toujours oui pour maximiser la rentabilité.

Calcul du Retour sur Investissement

Une séance pro coûte entre 150€ et 300€. Si cet investissement augmente votre taux de réservation de seulement 1 ou 2 nuits par an, il est rentabilisé. En réalité, une vraie séance photo augmente souvent le prix de la nuit (ADR) de 10% à 20%. Sur une année, cela représente des centaines, voire des milliers d'euros de revenus supplémentaires.

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La Photo comme Levier Financier.
Les banques valorisent aussi les biens bien présentés. Un bel album photo prouve votre sérieux dans la gestion patrimoniale.

En 2026, la guerre des locations se gagne à l'écran. Des photos professionnelles sont votre meilleur outil de différenciation. Elles communiquent immédiatement la qualité, le soin et la valeur de votre bien, justifiant un prix locatif plus élevé.

Pour aller plus loin, une conciergerie comme 2KEYS peut vous accompagner dans la préparation de l'appartement (Home Staging) et mettre à profit ses relations avec des photographes experts pour sublimer votre bien.

Sources & Références Marketing & Photo

Cet article s'inspire des standards de la photographie immobilière :

  • Airbnb Host Resources : Guide officiel "How to take great photos of your listing".
  • Booking.com (Partner Hub) : Recommandations sur la qualité des images pour améliorer le ranking.
  • Architectural Digest : Tendances actuelles en photographie d'intérieur.
  • Canon Professional Network : Techniques d'éclairage intérieur pour l'immobilier.

Foire Aux Questions (FAQ)

Oui, les smartphones récents (iPhone, Pixel) ont des capteurs incroyables. Cependant, la technique (lumière, trépied) est plus importante que l'appareil. Pour un résultat garanti "Pro", faites appel à un photographe.

Airbnb recommande entre 20 et 30 photos. Montrez tout, même les petites pièces, mais ne délayez pas l'utilisateur avec des photos floues ou inutiles.

Oui, absolument. Les filtres légers pour corriger l'exposition sont recommandés. Attention à ne pas déformer la réalité : ce que montre la photo doit correspondre à ce que le voyageur trouvera à l'arrivée.

Comptez entre 100€ et 300€ selon la taille du logement. C'est un investissement à 100% amorti si vous gagnez 3 ou 4 réservations grâce à de meilleures photos.

Photo immobilière

La canicule de juin 2026 n’a pas seulement rappelé que les étés deviennent plus intenses. Elle a surtout mis en lumière une question très concrète pour les propriétaires bailleurs à Angers : certains logements anciens parviennent-ils encore à retrouver un minimum de fraîcheur lorsque les nuits restent durablement chaudes ?

Dans le centre historique angevin, cette interrogation prend une dimension particulière. Les logements anciens, souvent situés en secteur patrimonial protégé, doivent composer avec des règles architecturales précises, mais aussi avec une réalité climatique qui évolue rapidement.

L’enjeu n’est pas d’opposer brutalement patrimoine et confort d’été. Il est plutôt de comprendre comment concilier préservation du bâti ancien, habitabilité, sobriété énergétique et, dans certains cas, recours encadré à des solutions de rafraîchissement actif.

Sommaire

  1. 1. Quand la nuit ne rafraîchit plus rien
  2. 2. Le PSMV encadre le confort d’été selon une logique patrimoniale
  3. 3. Ventilation, inertie, protections : la logique du bâti ancien
  4. 4. Quand le modèle atteint ses limites : combles, derniers étages et DPE
  5. 5. Ancien contre récent : une opposition trop simple
  6. 6. Climatisation et logements anciens : vers un nouveau compromis

1. Quand la nuit ne rafraîchit plus rien

Le confort d’été ne dépend pas seulement de la température maximale atteinte dans la journée. Il dépend aussi, et parfois surtout, de la capacité d’un logement à redescendre en température pendant la nuit.

Tant que les températures nocturnes baissent réellement, un logement peut encore récupérer. Les murs relâchent une partie de la chaleur accumulée, l’air circule, les volumes intérieurs se stabilisent.

Mais lorsque les nuits restent trop chaudes plusieurs jours de suite, ce cycle se dérègle. La chaleur s’installe dans les parois, les planchers, les plafonds, les combles et les volumes intérieurs, puis se reporte d’un jour sur l’autre.

L’épisode de juin 2026 comme révélateur

L’épisode de juin 2026 a montré cette difficulté de manière très concrète. Sur plusieurs nuits consécutives, des minimales élevées ont été relevées, avec des valeurs autour de 22,5 °C à plus de 26 °C selon les secteurs et les stations suivies.

Après des journées très chaudes, parfois au-delà de 41 à 43 °C sur certaines zones du territoire, ces nuits ne permettent plus aux logements de se rafraîchir correctement. Dans ce contexte, le bâtiment ne repart pas de zéro le lendemain : il conserve une partie de la chaleur de la veille.

Pour un propriétaire bailleur ou un exploitant de meublé touristique à Angers, cette évolution change la manière d’évaluer un bien. La question n’est plus seulement : « le logement est-il bien isolé ? » mais aussi : peut-il rester supportable lorsque la chaleur dure ?

Point clé : le confort d’été se joue souvent la nuit. Lorsque les températures nocturnes ne baissent plus assez, les solutions passives traditionnelles perdent une partie de leur efficacité, notamment dans les logements anciens situés sous toiture ou privés d’espaces tampons.

2. Le PSMV encadre le confort d’été selon une logique patrimoniale

Le premier contresens serait de présenter le PSMV d’Angers comme un outil purement esthétique, indifférent au confort réel des occupants. Les documents patrimoniaux consultés montrent au contraire que la question thermique est bien identifiée.

L’étude thermique du PSMV d’Angers l’exprime clairement : « L’enjeu est de répondre aux impératifs de performance et de confort thermique tout en respectant le patrimoine existant et en valorisant ses atouts. »

Ce point est important. Il signifie que le cadre patrimonial ne repose pas, en théorie, sur une opposition entre protection du bâti et confort des habitants.

Le PSMV ne nie pas le confort thermique

Les documents du PSMV ne traitent pas uniquement du confort hivernal. La fiche-conseil sur l’amélioration thermique rappelle notamment que « les interventions relatives au confort hivernal ne doivent pas impacter le confort estival ».

Autrement dit, une rénovation énergétique n’est pas considérée comme pleinement satisfaisante si elle protège du froid mais aggrave la surchauffe l’été. C’est une approche plus nuancée que l’idée parfois répandue d’un patrimoine figé contre toute adaptation.

Une réflexion aussi urbaine

Cette attention au rafraîchissement se retrouve également à l’échelle urbaine. Les orientations d’aménagement du PSMV évoquent des zones ombragées permettant un rafraîchissement, ainsi que le rôle de la biodiversité pour rafraîchir l’espace urbain.

Ces éléments ne répondent pas directement à la question de la climatisation dans un appartement ancien. Ils confirment toutefois que la lutte contre la chaleur fait déjà partie du raisonnement patrimonial à Angers.

Pour les propriétaires qui exploitent un logement en courte durée, cette question rejoint aussi les contraintes propres aux meublés touristiques. Sur ce point, vous pouvez consulter notre article dédié à la réglementation des meublés touristiques à Angers.

3. Ventilation, inertie, protections : la logique du bâti ancien

La doctrine patrimoniale repose sur une idée simple : le bâti ancien possède des ressources thermiques spécifiques qu’il faut préserver. Il ne fonctionne pas comme un bâtiment récent étanche, très équipé et techniquement régulé.

Dans un immeuble ancien, le confort peut dépendre d’un ensemble d’éléments : épaisseur des murs, inertie, circulation naturelle de l’air, caves, combles, espaces tampons, volets, contrevents, végétation et maîtrise des apports solaires.

Le rôle des espaces tampons

Les documents du PSMV insistent sur le rôle des espaces tampons, comme les caves, combles, circulations et volumes non chauffés. Ces espaces contribuent à protéger le cœur de l’habitat du vent et des variations de température.

Dans les logements anciens, ces volumes ne sont donc pas de simples surfaces perdues. Ils participent à l’équilibre thermique général du bâtiment.

La ventilation naturelle comme levier d’été

La ventilation naturelle est également présentée comme un levier de confort. Elle permet d’évacuer une partie de la chaleur interne, à condition que l’air extérieur soit suffisamment frais, notamment la nuit.

Cette logique explique pourquoi la surventilation nocturne reste l’une des réponses les plus cohérentes avec le bâti ancien. Elle consiste à ouvrir largement lorsque l’air extérieur devient plus frais, puis à fermer et protéger le logement pendant la journée.

L’inertie : un atout sous condition

Le bâti ancien bénéficie souvent d’une inertie intéressante. Les parois massives peuvent stocker de la fraîcheur nocturne et la restituer lentement pendant la journée.

Mais cette qualité repose sur une condition essentielle : la nuit doit réellement permettre de rafraîchir le bâtiment. Lorsque cette fraîcheur nocturne disparaît, l’inertie peut devenir moins protectrice, voire contribuer à maintenir une chaleur accumulée.

Volets, contrevents et protections solaires

Les protections solaires traditionnelles jouent un rôle majeur. Volets, contrevents, débords, végétation et gestion des apports solaires permettent de réduire l’entrée directe de chaleur.

Le PSMV valorise ces solutions lorsqu’elles respectent le caractère architectural du bâtiment. Il encadre en revanche les dispositifs visibles qui dénatureraient les façades, comme certains volets roulants ou équipements en saillie.

SolutionEffet attenduCompatibilité patrimoniale
Surventilation nocturneUtile si la nuit redescend suffisammentTrès cohérente avec la doctrine PSMV
Volets, contrevents, protections traditionnellesRéduction des apports solairesFavorisée lorsqu’elle respecte le bâti
Ventilation naturelle et espaces tamponsAmélioration du rafraîchissement passifAu cœur de la doctrine patrimoniale
Rafraîchissement actif discret avec intégration soignéeRefroidissement plus direct en période extrêmePossible uniquement au cas par cas
Unité extérieure visible en façade ou balconEfficace thermiquementÀ proscrire dans les secteurs protégés

4. Quand le modèle atteint ses limites : combles, derniers étages et DPE

Le PSMV ne décrit pas un monde idéal où le bâti ancien serait toujours naturellement confortable. Ses propres documents identifient des fragilités concrètes, notamment dans les logements situés en dernier étage ou sous combles.

L’étude thermique mentionne explicitement des situations de surchauffe dans les chambres du dernier étage et dans les combles aménagés. Ce point est essentiel : la surchauffe n’est pas une critique extérieure au cadre patrimonial, elle est déjà repérée dans ses outils d’analyse.

Les combles aménagés : perte d’un espace tampon

L’un des facteurs les plus sensibles tient à l’aménagement des combles. L’étude thermique souligne que l’aménagement des combles peut entraîner la perte de cet espace tampon, alors même que celui-ci participe à la ventilation et au rafraîchissement naturel l’été.

Dit autrement, certains logements patrimoniaux perdent peu à peu ce qui faisait leur résilience thermique : volume tampon, respiration du bâtiment, dissipation nocturne et rôle protecteur des hauteurs.

Cette question est particulièrement importante pour les propriétaires de petites surfaces exploitées en location meublée ou en courte durée. Un studio sous toiture peut être attractif sur le papier, mais devenir très vulnérable en période de chaleur durable.

Le DPE : utile, mais encore insuffisant pour dire la vérité de l’été

Le DPE n’est pas totalement muet sur le confort d’été. Le cadre légal prend en compte certains équipements de refroidissement, de ventilation, ainsi que des recommandations d’amélioration.

Le service-public.fr rappelle également que le diagnostic comporte des éléments d’appréciation sur la capacité du logement à assurer un confort thermique en période estivale. Mais le cœur du DPE reste structuré autour de la performance énergétique et climatique globale : consommation d’énergie, émissions de gaz à effet de serre et classement du bien.

Entre un logement bien classé sur le papier et un logement réellement supportable pendant une semaine de canicule, l’écart peut donc rester important. Orientation, dernier étage, combles, protections solaires, ventilation traversante et environnement minéral pèsent fortement sur le vécu des occupants.

Pour approfondir ce sujet, vous pouvez lire notre analyse sur les obligations DPE en location courte et longue durée.

Lecture 2KEYS : un bon DPE ne suffit pas toujours à qualifier le confort d’été réel. Pour un bailleur à Angers, surtout dans l’ancien, il faut regarder le logement dans sa configuration concrète : étage, toiture, ventilation, protections solaires, environnement urbain et capacité réelle à se rafraîchir la nuit.

5. Ancien contre récent : une opposition trop simple

Le débat public aime les oppositions binaires : ancien contre neuf, patrimoine contre modernité, inertie contre technologie. La réalité est plus nuancée.

Les documents du PSMV décrivent le bâtiment moderne comme plus étanche, techniquement régulé, parfois dépendant d’équipements actifs pour maintenir un confort d’été. À l’inverse, le bâtiment ancien échange davantage avec son environnement et peut, dans certaines conditions, ventiler et se rafraîchir naturellement.

Deux modèles thermiques, deux logiques

Le logement récent se prête souvent plus facilement à une réponse technique active. La pose d’un équipement, d’une protection solaire ou d’un système de rafraîchissement y est généralement moins contrainte par des règles patrimoniales.

Le logement ancien, lui, peut bénéficier d’une inertie, de hauteurs sous plafond, d’une ventilation naturelle et d’espaces tampons que le neuf ne reproduit pas toujours. Mais il peut aussi décrocher brutalement lorsque les conditions climatiques qui soutenaient cet équilibre disparaissent.

La vraie différence : la marge de manœuvre

Le sujet n’est donc pas de dire que l’ancien serait mauvais et le récent forcément confortable. Le point central est plutôt la marge de manœuvre disponible lorsque les solutions passives atteignent leurs limites.

Dans un secteur patrimonial protégé, les solutions visibles ou actives sont davantage encadrées. Cette contrainte est légitime, mais elle oblige à raisonner finement, bien en amont, surtout pour un projet locatif ou un investissement dans l’ancien.

CritèreLogement patrimonial en secteur protégéLogement récent
Doctrine dominantePriorité aux solutions passivesPlus grande facilité d’équipement technique
Rafraîchissement actifFortement encadré, examen au cas par casPlus simple à installer
Protection solaire visibleTrès encadrée pour préserver les façadesPalette de solutions plus large
Dépendance à la nuit fraîcheSouvent forteMoins exclusive si équipements présents
Point de vulnérabilitéCombles, derniers étages, perte d’espaces tamponsSurchauffe possible mais traitement technique plus aisé

Cette différence n’enlève rien à l’attractivité du centre historique d’Angers. Elle invite simplement les propriétaires à intégrer le confort d’été dans leur lecture patrimoniale et locative.

Cette réflexion rejoint plus largement les enjeux d’attractivité résidentielle à Angers. Nous l’abordons aussi dans notre article sur la qualité de vie angevine et ses effets sur l’immobilier local.

6. Climatisation et logements anciens : vers un nouveau compromis

La question n’est pas de plaider pour la climatisation partout. Elle n’est pas non plus de présenter le patrimoine comme un obstacle absurde au confort.

Le vrai sujet est plus précis : dans quels cas un logement ancien peut-il justifier, sans dénaturation, une solution active de rafraîchissement ?

Pas de généralisation, mais un examen au cas par cas

Les documents patrimoniaux rappellent les risques liés aux installations visibles ou mal intégrées. Une unité extérieure en saillie sur façade, sur balcon ou en appui de fenêtre peut créer des nuisances thermiques, sonores, visuelles ou olfactives.

Cette exigence de qualité est compréhensible. Mais elle n’épuise pas le sujet lorsque toutes les solutions passives ont déjà été mobilisées : volets, contrevents, gestion des apports solaires, ventilation nocturne, inertie, adaptation des usages.

Dans certains logements, notamment sous combles ou en dernier étage, ces solutions peuvent ne plus suffire. C’est dans ces cas précis que le débat sur un rafraîchissement actif discret mérite d’être ouvert.

Les critères d’un équilibre raisonnable

Un compromis crédible ne doit pas opposer brutalement protection patrimoniale et adaptation climatique. Il doit poser des critères clairs.

  • Le passif d’abord : protection solaire, ventilation, inertie et usage du bâtiment doivent rester prioritaires.
  • L’actif en recours subsidiaire : une solution technique ne devrait intervenir que lorsque les leviers passifs sont insuffisants.
  • La discrétion architecturale : aucun équipement ne doit dénaturer la façade ou l’écriture du bâtiment.
  • L’absence de nuisance excessive : bruit, rejet d’air chaud et impact visuel doivent être maîtrisés.
  • L’examen au cas par cas : chaque bâtiment ancien a ses contraintes propres.

Ce que cela change pour les propriétaires bailleurs

Pour un propriétaire bailleur ou investisseur à Angers, cette évolution impose une lecture plus fine des biens anciens. Le confort d’été devient un critère d’usage, de réputation locative et, à terme, potentiellement de valeur patrimoniale.

En location courte durée, la transparence devient également essentielle. Un logement sans climatisation ne doit pas être présenté comme s’il disposait d’un rafraîchissement actif réel. La distinction entre ventilation, ventilateur, protection solaire et climatisation doit être claire.

Pour les propriétaires qui exploitent un bien en courte durée, 2KEYS accompagne cette réflexion à travers notre conciergerie Airbnb à Angers, avec une approche adaptée au bien, au quartier et aux contraintes locales.

Ce qu’il faut retenir

  • Le PSMV d’Angers n’ignore pas le confort d’été : il l’encadre selon une logique patrimoniale.
  • Le bâti ancien possède de vraies qualités passives, mais elles dépendent fortement de la fraîcheur nocturne.
  • Les combles, derniers étages et logements privés d’espaces tampons sont les plus vulnérables en période de canicule durable.
  • Le DPE reste utile, mais il ne dit pas toujours assez clairement le vécu thermique estival réel d’un logement.
  • La climatisation ne doit pas devenir une réponse automatique, mais le débat sur des solutions actives discrètes mérite d’être posé au cas par cas.

SOURCES JURIDIQUES ET RÉFÉRENCES

QUESTIONS FRÉQUENTES

Non. Les documents du PSMV d’Angers traitent explicitement du confort thermique, y compris estival. Ils cherchent à améliorer la performance et le confort tout en respectant les qualités patrimoniales du bâti ancien.

Non. Le bâti ancien possède souvent de vraies qualités passives : inertie, ventilation naturelle, espaces tampons et protections solaires traditionnelles. Certaines configurations deviennent toutefois très vulnérables, notamment les combles, les derniers étages et les logements qui ne peuvent plus se rafraîchir la nuit.

Parce que le modèle de confort du bâti ancien repose en partie sur la capacité à stocker la fraîcheur nocturne. Si cette fraîcheur disparaît plusieurs nuits de suite, l’inertie ne joue plus le même rôle protecteur et la chaleur s’accumule dans le logement.

Pas totalement. Le DPE tient compte de certains éléments liés au confort d’été, mais son cœur reste la performance énergétique et climatique globale. Il décrit encore imparfaitement le vécu réel d’un logement pendant une canicule prolongée.

Non. Il encadre surtout les installations visibles, saillantes ou génératrices de nuisances. Une solution discrète, bien intégrée et techniquement justifiée peut relever d’un examen au cas par cas, selon le bâtiment et le secteur concerné.

Non. L’enjeu n’est pas la généralisation de la climatisation, mais la possibilité d’un recours subsidiaire dans certains logements où les solutions passives atteignent leurs limites, notamment sous toiture ou en dernier étage.

La question centrale est de savoir dans quelles conditions un logement ancien peut rester réellement habitable l’été sans être dénaturé. Le défi consiste à préserver la valeur patrimoniale tout en garantissant un confort d’usage adapté aux canicules plus fréquentes.